6 janvier 2018

Sikinos, Chorio

Plus calme, c'est possible... mais pas facile à trouver...

Après la visite de Kastro, partons explorer le village d'en face, Chorio ou Epano Chorio. Ceux qui lui ont donné son nom ne se sont pas trop échauffé les neurones... Chorio, en grec, ça veut dire le village, et quand on ajoute Epano devant, cela signifie le village d'en-haut, ou "Village le-Haut" pour singer des noms de villages français.

Chorio est, comme Kastro, adossé à une colline.


Si on regarde bien, on voit en haut du village, au niveau des quelques maisons les plus élevées, un sentier qui monte vers le haut de la colline. C'est le point de départ de deux belles randonnées que j'aurai l'occasion de décrire dans les articles à venir. 

On part le visiter ?

5 janvier 2018

Sikinos, Kastro

Une bonne idée de la tranquillité...

Partons explorer l'un des deux villages principaux de Sikinos, situés sur deux collines qui se font face, et qui constituent ce que les grecs nomment "Chora", la ville principale, sur un grand nombre d'iles des Cyclades.

Le nom de "Kastro" est lui aussi courant dans les Cyclades. Cela peut désigner littéralement un château, ou du moins le plus souvent ce qu'il en reste, mais ce terme désigne aussi un village qui a été fortifié dans le passé, comme à Sifnos, ou encore la partie la plus ancienne d'un village cycladique, celle qui permettait aux habitants de se protéger au mieux des attaques des pirates, avec ses maisons tassées le long de ruelles sinueuses et tortueuses, une disposition qui permet de mieux se défendre en cas d'attaque qu'une rue toute droite.

A Sikinos, Kastro est un petit village qui s'étale à flanc de colline au pied de l'imposant monastère de Zoodochos Pygi (dont j'aurai l'occasion de parler un peu plus en détail dans un article à venir).


Le grand bâtiment blanc à l'architecture néoclassique que l'on aperçoit au bas du village, c'est l'ancienne école, désaffectée ; de nouveaux bâtiments, modernes mais sans charme, ont été construits en face pour accueillir les écoliers, signe qu'il y a encore de la vie à l'année dans cette petite île.
C'est un point de repère pour le départ des randonnées, et c'est également ici que se situe l'arrêt de bus "Chora".

9 décembre 2017

Cyclades, Sikinos

Une île très tranquille...


Voici une nouvelle île, encore un de mes coups de coeur, située dans l'archipel des Cyclades en mer Egée au nord de Santorin, coincée entre Ios et Folegandros, un bout de caillou grec comme je les adore.
L'île n'est pas encore transformée et polluée par le tourisme de masse, et c'est un point primordial qui a plusieurs conséquences.
Tout d'abord le calme : Sikinos est fréquentée principalement par des touristes grecs, qui n'y effectuent pas de très longs séjours (du moins en septembre...) et les quelques touristes non grecs attirés par cette île ont un profil assez similaire. Des gens tranquilles, pas rebutés par la marche à pied, détendus et suffisamment ouverts vers leurs semblables pour leur adresser facilement la parole.
Ensuite les sourires. Les habitants de Sikinos sont très souriants, nous saluent volontiers d'un "Kalimera" ou d'un "ya sas" quand on les croise, et répondent toujours très gentiment à une demande de renseignement. On sent qu'il n'y a pas beaucoup de stress sur cette île, et que cela rejaillit sur les habitants de manière positive.
Le peu de trafic routier sur les quelques rares routes de l'île permet de se promener en permanence dans un environnement sonore silencieux. Si on vient de Santorin, le contraste est frappant ; on passe d'un brouhaha perpétuel, des décibels permanents émis par les moteurs en tous genres et du bain de foule, au silence, aux bruits de la nature et à la solitude. Un vrai bain de jouvence pour les oreilles et le cerveau.
Enfin, la taille de l'île de Sikinos, petite par rapport aux autres îles des Cyclades, permet de visiter tous les points d'intérêt à pied.

L'idéal est d'y arriver en ferry - je ne suis d'ailleurs pas certaine que les bateaux rapides desservent cette île - pour avoir un premier aperçu de l'île depuis la mer avant d'y poser le pied.
Le port d'Alopronia est un tas de maisons blanches nichées au fond d'une petite anse. On est loin de l'urbanisation galopante de Santorin...

22 novembre 2017

Les Ferries grecs

A toutes les sauces...

Ah... les ferries grecs... Toute une histoire (de coeur) en ce qui me concerne.


Il y a quelques dizaines d'années, quand j'ai commencé à aller dans les îles grecques, il n'y avait que des ferries pour partir d'Athènes et aller d'île en île. Certains étaient hors d'âge, rouillés, mais on se posait moins de questions que maintenant. On montait à bord en vrac, tous ensemble, voitures, camions, passagers, ça permettait d'aller vite et de ne pas immobiliser le bateau à quai trop longtemps. Et c'était parti...
Progressivement sont arrivés les "speed", des bateaux rapides qui consomment un maximum de gasoil mais divisent environ par deux le temps de transport. le prix est proportionnel au temps "gagné", moins ça prend de temps, plus c'est cher (et même très cher), au moins le double sur un même trajet. 
Je ne suis pas une fan de ce genre de bateau rapide, et en particulier de ceux qui ne prennent que des passagers. On est cloué sur le siège qui vous a été attribué, impossible de mettre le nez dehors. Alors que c'est si agréable d'arriver lentement dans les ports, d'être sur le pont pour suivre les manoeuvres d'arrimage à quai de cette grosse masse de métal - bravo aux marins grecs - et de voir défiler toutes les îles dans lesquelles le bateau passe avant de nous amener à notre destination.

Je voudrais donc faire l'éloge des ferries grecs qui, avec leur allure de sénateur, nous permettent de prendre notre temps, regarder la mer d'un bleu profond et les îles avoisinantes, quelquefois voir des dauphins, faire une petite sieste allongé sur un banc, et... argument imparable, prendre l'air quand on en a envie et avoir beaucoup moins mal au coeur quand le vent s'est mis à souffler et à agiter la mer.

Mais il arrive que ces ferries aient des aventures, bonnes ou mauvaises, et je voudrais vous narrer celles que nous avons pu constater cet été.

21 novembre 2017

Péloponnèse, Mystra, Partie basse

Des églises et... un monastère

 Nous avons donc repris notre voiture et nous sommes descendus visiter la partie basse du site de Mystra.
L'entrée, fortifiée, est un peu plus majestueuse que celle d'en haut.


On commence par faire un petit tour sur le site, histoire d'avoir une vue d'ensemble et de se faire une idée des lieux où diriger nos pas. La nature commence à reprendre le dessus à certains endroits...


20 novembre 2017

Péloponnèse, Mystra, partie haute

Des églises et des ruines...

Voici le dernier site du Péloponnèse que nous avons visité avant notre retour, Mystra.
Il s'agit d'un site de l'époque médiévale, byzantine et franque, qui s'étendait sur tout un pan de colline, protégé par une enceinte.

Pour visiter facilement le site ancien de Mystra, on trouve à se loger dans le village proche du même nom, un endroit tranquille où il fait bon poser un peu ses valises pour souffler après tout le chemin parcouru.
Le site médiéval de Mystra se situant à quelques kilomètres du village, il vaut mieux être motorisé pour effectuer la visite dans de bonnes conditions.
On aperçoit un bout du site depuis le village, principalement le château fort qui domine la colline au flanc de laquelle a été construit le site.


La route d'accès passe au pied du site, ce qui donne une première idée de ce que nous allons voir ensuite plus en détail.

15 novembre 2017

Péloponnèse, Monemvassia, Ville haute

Une vue impressionnante...

Il n'y a pas de fléchage clair pour passer de la ville basse à la ville haute de Monemvassia, mais il suffit de s'approcher au plus près de la paroi rocheuse et d'emprunter l'un des chemins qui montent.


Les quelques chemins qui partent au pied de la falaise rejoignent très vite le seul chemin pavé qui conduit à l'unique l'entrée (encore une...) de la ville haute, aussi appelée le château de Goula.
Ça grimpe un peu, il va falloir monter là-haut,

14 novembre 2017

Péloponnèse, Monemvassia, Ville basse

Des vieilles pierres et des fleurs...

Nous voilà partis pour la visite de la ville basse de Monemvassia. Après avoir franchi le pont, admiré la vue qu'offre la route d'accès sur la ville de Gefira, 


et garé notre voiture à un emplacement autorisé disponible, nous avons franchi à pied les dernières centaines de mètres jusqu'à l'unique porte d'entrée percée dans les remparts qui ceinturent la ville.

Alors, on entre ?

5 novembre 2017

Péloponnèse, Momemvassia, Généralités

Une seule entrée...

Monemvassia est un site étonnant et remarquable, qu'il ne faut pas manquer de visiter quand on se trouve dans le sud du Péloponnèse. Il s'agit d'une ancienne ville médiévale et byzantine qui, si j'en crois les guides touristiques, a été construite à la fin du 6ème siècle. Elle a donc vu passer pas mal de siècles d'Histoire, et vu son état actuel, elle s'en est plutôt bien sortie pour une ville de cet âge. 
Monemvassia a connu successivement le passage (bref) des francs, en particulier de Guillaume de Villehardouin qui a laissé également des traces de son séjour à Nauplie, des byzantins, des vénitiens, des turcs, et a été finalement rendue aux grecs en 1821 au bout d'un siège de 3 mois. La mondialisation avant l'heure... mais cela n'a pas du se faire dans la joie et la bonne humeur. Quand on a visité le lieu, on comprend bien qu'il fallait être très persuasif pour y entrer de force...

Monemvassia tire son nom de "Moni emvassia", signifiant "une seule entrée" en grec. Elle est situé sur un îlot relié à la terre ferme par un pont et une chaussée depuis 1971 (c'est tout récent vu l'âge de la cité...), un énorme rocher quasiment plat au sommet, qui se serait détaché suite à un tremblement de terre survenu en 375 après JC.
La ville est adossée à l'extrémité du rocher tournée vers la mer, elle est invisible depuis la terre ferme.


25 octobre 2017

Péloponnèse, Route de montagne et monastère d'Elonis

En route vers Monemvassia...

Notre visite de la région d'Argolide se termine, nous avons vu les îles Saroniques et les sites archéologiques majeurs, et visité la jolie ville de Nauplie. Maintenant, direction Monemvassia, l'un des autres sites remarquables du Péloponnèse. C'est simple quand on l'écrit, mais il y a de la route entre Porto Heli où nous logions au retour de Spetses et Monemvassia, presque tout en bas de la côte est. On s'attend donc à une journée de voiture, et ce le sera... Les routes sont sinueuses, une bonne partie de l'itinéraire passe en montagne, et notre voiture de location n'est pas un bolide. Nous n'avons quand même pas fait que rouler, nous nous sommes aussi arrêtés pour découvrir quelques endroits agréables le long du trajet.

Nous sommes tout d'abord revenus vers Nauplie, c'est le point de passage obligatoire, mais sans nous y arrêter cette fois. Cela nous a pris 1h30 pour faire 80 km sur des routes pleines de virages avec une voiture qui avait un peu de mal dans les côtes... Nous avons ensuite fait tout le tour de la baie de Nauplie, une portion d'itinéraire sans intérêt, un bord de mer sans attrait.
Après la baie de Nauplie, la route longe la mer en hauteur, et le paysage est bien plus agréable.

23 octobre 2017

Péloponnèse, Ile de Spetses

Une dernière île...

On hésite, on irait bien voir à quoi ressemble l'île de Spetses, tant qu'on n'est pas loin, mais voilà, on n'a aucune idée des horaires de bateau au départ de Kosta, le plus proche accès à l'île, et pas moyen de trouver aucune indication sur internet.
On réserve quand même un hôtel à Porto Heli, ville toute proche de Kosta. Après tout, si ça ne s'arrange pas comme on veut pour aller à Spetses, on en profitera pour faire une journée plage et écriture des cartes postales. Eh oui, en cette époque de smart phones, réseaux sociaux et tweets en tout genre, j'ai avec moi toute une liste de personnes à l'ancienne, qui apprécient particulièrement de recevoir des cartes postales, alors autant leur faire plaisir...

Nous voilà donc partis à Kosta. Quelques maisons, et surtout de grands parkings (payants bien sûr !) pleins de voitures. C'est bon signe... Mais avant de se faire taxer de 5€ pour le parking de la journée, allons voir quand même sur le port de quoi il retourne.
Sur le quai, deux moyens de transport vers Spetses s'offrent à nous : d'une part le bateau taxi qu'on peut prendre quand on veut, il y en a toujours plusieurs de disponibles, mais attention au tarif... 23€ par personne ! 48€ pour une traversée "privée" à deux vers Spetses qui dure 15 à 20 minutes, si c'est pas du racket, ça...
D'autre part, il y a un petit bateau qui part quand il est plein, au tarif de 2,50€ par personne (aller, et ce sera le même prix au retour). Il n'y a pas trop de questions à se poser, vu la différence de prix, nous allons déposer la voiture au parking et nous prendrons le premier  bateau qui partira. 
Un groupe de grecs a la bonne idée d'arriver et de (presque) remplir le bateau à lui tout seul, et nous voilà partis. On comprend pourquoi on n'a trouvé aucun horaire sur internet, organisation "à la grecque" oblige.


Le port de Spetses ne ressemble pas à un classique port grec. Il s'agit plutôt d'un grand bassin, bordé de hauts murs crénelés dans lesquels viennent s'encastrer par endroit d'anciens canons, pour le décor, mais sans le tas de bateaux qu'on trouve habituellement dans un port grec. L'endroit dégage une première impression de vide, d'absence d'âme, d'artificiel, ... pas un charme fou.

20 août 2017

Péloponnèse, Hydra, Plakes

Côté sud-ouest...

Nous voici revenus au port d'Hydra après la petite escapade aller-retour vers Mandraki. Nous partons donc explorer la côte ouest de l'île, direction sud-ouest, ou pour être plus simple à gauche du port en regardant la mer. C'est par là que se dirige le gros du flot de visiteurs, dont une bonne proportion de grecs, c'est donc qu'il doit y avoir quelque chose à voir (quoique... ce n'est pas une règle absolue). Nous sommes un dimanche, de pentecôte de surcroît, cela ne nous étonne pas que des grecs profitent du week-end.

Mais, bonne surprise, le flot humain se tarit très vite, au niveau du bar qui surplombe la mer à l'entrée du port et d'un restaurant. Ce n'est pas pour nous déplaire... 


19 août 2017

Péloponnèse, Hydra, Mandraki

Coté nord-est...

Continuons la visite de l'île d'Hydra... Après avoir fait un grand tour en ville et au port, nous décidons de partir du côté droit (en regardant la mer) du port et d'aller explorer la côte nord-est de l'île.
Nous faisons le tour du port par les quais, avec un petit arrêt à la balise d'entrée côté nord-est - j'éprouve une fascination pour les phares et balises, quelle que soit leur taille, et je ne manque pas d'en garder un souvenir photographique chaque fois que je le peux - puis nous empruntons un large chemin bétonné, en plein soleil en fin de matinée.


Pourquoi avoir choisi de partir d'abord de ce côté là ? C'est très simple. Quand on regarde le flot des visiteurs, on les voit quasiment tous se diriger du côté sud-ouest du port. On peut supposer que des points d'intérêt majeurs se situent par là. Mais comme nous aimons par dessus tout notre tranquillité... il sera bien temps plus tard d'aller se prendre le bain de foule prévisible... En attendant profitons d'un sursis de calme, c'est toujours appréciable.

9 août 2017

Péloponnèse, Hydra

Visite du port et de la ville...


Après les considérations uniquement pratiques évoquées dans le précédent message, rentrons maintenant dans le vif du sujet, puisque le principal c'est de visiter l'île Hydra, ou du moins une partie car nous ne disposions que d'une seule journée ; et cela n'a pas été suffisant, il en aurait fallu deux. Mais vu le prix des hébergements, le mot hébergement incluant aussi l'alimentaire, il n'était pas question pour nous d'encourager ces pratiques, nous avions donc décidé de faire l'aller/retour à Hydra dans la journée.
Il aurait fallu explorer plus en détail la ville elle-même, plus en tout cas que ce que nous avons fait, et monter dans les hauteurs pour avoir un autre point de vue sur l'île que celui, unique, au niveau de la mer, que nous avons eu. Ce sera (peut-être) pour une autre fois, mais il y a tant à voir dans le Péloponnèse qu'on pourrait y rester longtemps sans en avoir fait le tour...
Alors, allons voir à quoi ressemble cette île, que le Guide du Routard qualifie (je cite) de "un des plus beau port de toutes les îles grecques". Cela place la barre haut !

Nous voilà donc partis d'Ermioni avec le petit "Christos" à 9h15. Il y avait aussi un hydroglisseur "Flying cat" - je ne sais pas qui a eu l'idée de ce nom que je trouve personnellement un peu ridicule - à 10h10 le même jour, mais notre vaillant petit bateau est quand même arrivé plus tôt que lui à Hydra. En terme d'empreinte carbone, puisque la notion est très à la mode en ce moment, je ne saurais dire qui est le plus gourmand, mais je penche un peu pour l'hydroglisseur... De toute façon, soyons honnêtes, ce n'est pas ce critère qui a emporté la décision, mais l'horaire auquel nous étions prêts.


Bon, je l'admets, cette photo n'est pas un chef d'oeuvre, mais cela donne une idée (et constitue un souvenir) du type de transport utilisé...

5 août 2017

Péloponnèse, Hydra

D'abord le côté pratique...

Des trois îles Saroniques qui bordent la côte nord-est du Péloponnèse, c'est Hydra qui a, de mon point de vue, le plus de charme. Non que Poros et Spetses en soient dépourvues, mais le petit quelque chose qui ajoute une touche supplémentaire à Hydra, c'est l'absence totale de voitures, mobylettes, et autres engins à moteur qui, quand ils sont absents, nous permettent de savourer la vie sans bruits.
Mais ce petit coin de paradis est très prisé par les touristes, qu'ils soient grecs ou issus d'autres contrées. Il vaut mieux ne pas espérer y trouver la solitude...

L'île d'Hydra est accessible de plusieurs endroits :
Tout d'abord d'Athènes. Ce n'est pas mon propos de parler de cet accès, qui est le plus long.
Ensuite depuis le Péloponnèse, deux solutions s'offrent au visiteur qui souhaite s'y rendre ;
- soit depuis Métochi, qui est selon les guides l'endroit le plus "proche" pour atteindre l'île,
- soit depuis Ermioni.
Ces deux endroits, que je n'ose pas appeler ville en ce qui concerne Métochi, sont radicalement à l'opposé l'un de l'autre en ce qui concerne l'accueil au voyageur.

Métochi, ce ne sont que quelques maisons au bout d'une route en impasse qui vient buter sur le bord de mer. Un immense parking clôturé, quelques baraques qui vendent des billets et... That's all folks ! On a beau chercher partout, pas moyen de dénicher le moindre charme à ce lieu impersonnel, qui ne sert que d'embarcadère et où aucune vie ne trouve sa place.
Les tarifs de traversée pour Hydra depuis Métochi, en juin 2017, étaient de 10€ par personne, à quoi il faut ajouter 5€ de parking par jour pour mettre sa voiture sous bonne garde. Il y a aussi la possibilité de ne pas payer le parking et de laisser sa voiture le long de la route, à chacun de choisir son éventuelle prise de risque.
Métochi est au bout de nulle part, pas de village proche, et on ne peut pas dire que la campagne environnante rattrape le coup...
Avec tout ça, si vous n'avez pas compris que nous n'avons pas aimé l'endroit et que nous sommes allés ailleurs...

Entre Métochi et Ermioni se sont construits quelques "resorts", devant lesquels on pourrait passer sans le savoir, des lieux si standardisés qu'ils en ont perdu le peu d'âme qu'ils auraient pu avoir, bâtis dans des coins sans attrait. De quoi dissuader les touristes de mettre le nez en dehors de chez eux, il n'y a strictement rien à voir ni à faire, à part consommer dans ces casernements. A fuir, autant pour le principe que pour les tarifs d'hébergements, qui défient toute concurrence dans les sommets... on y est allé voir.

Ermioni, c'est une petite ville, construite à cheval sur une langue de terre, et qui a la particularité d'avoir deux ports ; d'un côté, niché au fond d'une grande baie, se trouve le port principal, "Limani" (sans originalité puisque ce nom signifie "port" en grec), d'où partent les bateaux pour Hydra et ailleurs. On voit Ermioni au fond sur cette photo :