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3 novembre 2021

Cyclades, Kimolos, de Chorio à la plage de Kalamitsi

Première trempette...

Nous venions tout juste d'arriver à Kimolos et de nous installer dans notre hébergement que l'envie nous a pris d'aller faire trempette pour nous rafraîchir et nous dégourdir les jambes après le trajet en bateau rapide collé sur nos sièges sans possibilité de prendre l'air - il n'y avait pas d'autre moyen de transport maritime ce jour là.

Après consultation de nos hôtes et de la carte, le meilleur plan pour se baigner en ce milieu d'après-midi s'est révélé être l'une des plages au sud de l'île. Il n'y avait pas de bus, la distance n'était pas trop grande à pied, alors nous avons bourré notre sac à dos de tout ce qu'il fallait pour passer un agréable moment sur le sable et nous sommes partis. Il n'y avait pas de sentier tracé sur la carte pour accéder à cette partie de l'île, nous n'avions donc pas d'autre choix que de passer par la route.

A Kimolos hors saison (je ne sais pas dire si c'est la même chose en juillet - août), il n'y a que peu de voitures qui circulent sur les routes, ce n'est donc vraiment pas un problème de marcher sur celles-ci. Nous sommes sortis de Chorio par la route qui conduit au port de Psathi, puis nous avons pris la route vers la droite qui mène jusqu'à Fikiada. Ca grimpait un peu, mais c'est toujours mieux de prendre de la hauteur pour admirer le paysage, on aperçoit un petit bout du port de Psathi et, au loin, un bout de l'île de Milos.

8 décembre 2020

Iles grecques, Cyclades, Kimolos

 Retour à la véritable ambiance grecque...

Voici une nouvelle île dans le blog, encore une île grecque, dans les Cyclades du sud, entre Folegandros et Sifnos. Il s'agit de Kimolos, et si je vous dis que son nom vient de kimolia (κιμωlία) qui veut dire "la craie" en grec, cela donne déjà une première indication de ce qui nous attend. Du blanc bien sûr, avec la cimolite, une terre crayeuse extraite uniquement dans cette île, et la perlite, utilisée comme matériau d'isolation ou en tant que substrat de cultures hors sol. Quand vous mangerez vos tomates ou vos fraises sans goût, blanches et dures à l'intérieur, qui n'ont de tomate et de fraise que le nom - et encore, ça se discute... -, pensez à Kimolos, elles ont peut-être poussé dans un substrat qui en provient...

 

 

Kimolos, comme une bonne partie de ses voisines cycladiques, est une île montagneuse avec de fortes marques du volcanisme, puisqu'elle appartient comme Santorin et Milos, à un important alignement de volcans appelé l'arc Égéen, et dont l'activité a débuté il y a environ 5 millions d'années. D'ailleurs, Kimolos n'est pas sortie des flots toute seule ; dans les temps anciens, il n'y avait pas d'île de Kimolos, son existence autonome n'a démarré que lorsqu'un tremblement de terre l'a séparée de Milos. C'est dire la violence des secousses qui se manifestent épisodiquement dans cette région.

23 février 2019

Serifos, de Pyrgos à Sykamia

Tout en descente, ou presque...


Dernière randonnée du séjour à Serifos, un aller / retour entre Pyrgos et Sykamia que je vais vous décrire en deux parties. Première partie : l'aller de Pyrgos à Sykamia.

Evidemment, comme aucun bus ne circule dans cette partie de l'île, nous avons gardé une journée de plus la voiture que nous avions louée pour faire le tour de l'île. Nous sommes allés à Pyrgos, et nous avons laissé la voiture en contrebas de la petite église, il y a un endroit adapté pour garer les véhicules. Nous étions les seuls...

Le départ de la randonnée est bien indiqué :


Il s'agit du sentier n°6, qui passe par le village de Galani qu'on aperçoit au loin. Comme on est en hauteur et qu'on va à Sykamia, au bord de la mer, cette partie de l'itinéraire ne va pas être très fatigante, ce n'est quasiment que de la descente.

22 février 2018

Iles grecques, Sifnos, Tossou Nerou

Une des plus belles randonnées de l'île...

Ce n'était pas notre premier séjour à Sifnos, nous avions fait une grande partie des randonnées (très belles) de l'île, et il en manquait au moins une à notre liste, celle qui allait jusqu'à la Panaghia Tossou Nerou, la Vierge de tant d'eau pour le dire dans notre langue.
Alors cette année... il ne fallait pas reculer ! Nous avons donc fait l'itinéraire Apollonia - Aghios Eleftherios - Panaghia Tossou Nerou - Kamares. Une manière très détournée d'aller à pied d'Apollonia à Kamares, mais qui laisse des souvenirs impérissables pour les longs mois d'hiver pluvieux.

J'ai déjà décrit le début de l'itinéraire ici. Il s'agit de la randonnée Apollonia - Kamares par le chemin des écoliers, en passant par Aghios Eleftherios. Je ne vais donc pas la redécrire en détail, juste quelques rappels avant de passer à la partie nouvellement explorée. 
Il nous a fallu encore une fois demander au chauffeur de bus de nous arrêter devant la route en béton qui démarre de la route principale, un peu avant d'arriver à Apollonia, et mène à Aghia Varvara ou Theologos Moungou Monastery. Ce qu'il a fait volontiers, mais cette fois-ci le bus était tellement plein et les touristes qui l'occupaient si obtus, qu'aucun ne nous a laissé le passage vers l'avant  pour descendre (nous n'avions trouvé de place qu'à l'arrière du bus) et il nous a fallu descendre à l'extérieur par l'arrière et revenir à l'avant du bus pour pouvoir payer notre trajet au chauffeur. Sans commentaires de plus... Heureusement nous nous sommes retrouvés tout seuls à faire la balade, c'est toujours ça de gagné.
Donc départ par la route en béton qui offre un très beau point de vue sur le monastère de Profitis Ilias, le point culminant de Sifnos.


5 février 2018

Sikinos, Alopronia

Un petit port très tranquille...

Dernier article sur Sikinos, dernier lieu évoqué... le charmant petit port d'Alopronia, à la taille de l'île.

Alopronia est niché, comme une majorité de ports, dans une anse calme et protégée des vents du nord. Un quai d'accostage pour les bateaux, un tout petit coin pour la plaisance et la pêche, quelques bars, restaurants et supérettes, un arrêt de bus, et des maisons blanches réparties tout autour de la baie. Le grand classique des Cyclades...


C'est, de mon point de vue, l'endroit idéal pour se loger quand on séjourne à Sikinos. Il y a des locations de chambres réparties dans le village, mais j'ai beaucoup aimé séjourner dans le lieu-dit Pyrghari, un peu en hauteur, à 400 m du port et de l'arrêt de bus. J'ai comme règle de ne pas faire de publicité, je ne donnerai donc pas le nom de l'hébergement, mais il faut avouer que prendre son petit déjeuner tous les matins sur le balcon face à une pareille vue laisse des souvenirs pour les longs jours mornes de l'hiver :


J'y serais bien restée...

11 janvier 2018

Sikinos, Chorio - Aghios Panteleimonas - Alopronia

Du caillou à perte de vue...

Dernière grande et belle randonnée à Sikinos, qui va nous faire traverser l'île dans sa largeur, en allant de Chorio à Alopronia (le port), mais pas par le chemin le plus court.
Cette randonnée est répertoriée et balisée sous le n°7 par Paths of Culture.

Quelques chapelles toutes blanches vont encore jalonner notre chemin, mais beaucoup moins que dans la randonnée vers Episkopi, et on comprendra pourquoi en traversant l'île.
On démarre donc de Chorio, et comme le chemin est assez long, nous avons pris un pique-nique dans notre sac à dos.
Nous nous offrons encore le plaisir de traverser Chorio, mais cette fois-ci en suivant le balisage [7].

10 janvier 2018

Sikinos, plage d'Aghios Georgios

Un peu de repos, quand même...

Nous avons bien marché les jours précédents, on va donc s'octroyer une journée de farniente bien méritée.
Nous avions aperçu la plage d'Aghios Georgios (Saint Georges) de loin par deux fois déjà : une première fois depuis le pont du ferry qui nous amenait de Santorin à Sikinos - on voit bien la plage, des arbres et des parasols - et la seconde fois par l'arrière et de haut depuis le Profitis Ilias. 

La journée a donc commencée comme toutes les précédentes, par le bus de 11h15 d'Alopronia à Chora, qui continue ensuite jusqu'à Aghios Georgios. Lorsqu'il n'y a que quelques personnes intéressées par Aghios Georgios, le chauffeur de bus laisse son bus à l'arrêt de Chora et conduit les 3 ou 4 touristes en voiture jusqu'à Aghios Georgios. Ce doit être plus économique ainsi. Mais quand on est un peu plus nombreux, le bus continue son trajet sur l'unique route qui relie Kastro à Aghios Georgios.

La descente jusqu'à la plage est très belle : on a une vue plongeante sur la mer et sur la plage d'Aghios Georgios avant une grande épingle à cheveux que fait la route pour suivre le relief.

La plage se situe au fond d'une petite baie gardée un peu au large par un caillou qui anime la paysage.


9 janvier 2018

Sikinos, Episkopi

C'est presque un pélerinage...

Nous montons à Chora depuis Alopronia avec le bus de 11h15, comme la veille, l'objectif est d'aller à Episkopi, un site ancien avec les restes d'un monastère byzantin, puisqu'il paraît que c'est l'un des endroits les plus beaux de Sikinos.
Cette fois, instruits par les expériences des jours précédents, nous partons avec un pique-nique ; vu l'heure probable de notre retour à Chora, nous trouverons tout fermé.

Nous allons emprunter aujourd'hui une partie de l'itinéraire n°1 de Paths of Culture, sans boucler au retour vers Alopronia. La grande boucle vers Alopronia, ce sera pour une autre rando, dans les jours qui viennent. Il y a également l'itinéraire n°2 de Paths of Culture, qui rejoint Chorio, et qui est commun avec le n°1 pour la partie qui va à Episkopi.

Nous montons donc dans Chorio par les escaliers blancs jusqu'à l'église d'Aghios Vassilios, comme lors de notre première visite de ce village. A droite, le départ de l'itinéraire est bien balisé avec les plaques métalliques [1] et [2] sur l'une des contremarches de l'escalier.
Notre itinéraire slalome dans les ruelles de Chorio, avec le balisage toujours bien présent sur les poteaux téléphoniques.


8 janvier 2018

Sikinos, dans le nord-ouest de l'île

Et un Profitis Ilias de plus...

Le projet pour la promenade du jour est d'aller explorer la partie nord-ouest de l'île de Sikinos, en passant par le monastère de Zoodochos Pygi et l'inévitable Profitis Ilias, un nom qui désigne en général le point culminant des îles. Mais à toute règle il faut bien une exception, puisqu'à Sikinos le Profitis Ilias n'est qu'à 340 m si j'en crois les lignes de pente de la carte, alors que le point le plus haut de l'île culmine à 549 m (Froudhi tou Aghiou Mama - un nom qui ne doit pas courir les rues dans les autres îles grecques...).

Au départ du port d'Alopronia vers Chora, il y a un bus à 9h15 et le suivant à 11h15.Pas d'hésitation, avec nos dispositions naturelles, nous prendrons celui de 11h15...
Nous commençons donc notre traversée de Kastro, direction le monastère tout en haut. Mais à peine démarrés, nous nous arrêtons déjà pour discuter avec un habitant. Les Sikiniotes - je ne sais pas si on les désigne ainsi, mais il faut bien leur trouver un nom - sont très gentils, ce qui contraste quelque peu avec d'autres îles plus touristiques où l'étranger n'est plus une personne digne d'intérêt, à part pour le contenu de son porte-monnaie. Les Sikiniotes, au contraire, répondent volontiers et avec le sourire à nos "Kalimera", quand ils ne les devancent pas, et ne sont pas avares de renseignements quand on leur pose des questions. Notre interlocuteur nous a raconté un petit bout de sa vie : il avait travaillé toute sa vie au Brésil, et parlait couramment portugais et espagnol. Il nous a expliqué que nous ne trouverions aucune taverne ouverte le midi à Chora, elles ouvrent uniquement le soir, et que notre seul espoir de restauration, si nous en avions un, se situe au port, chez "Meltemi".


Bon, ce point étant clarifié, on verra bien ce qu'on fera au retour de la rando, en fonction de l'heure.

7 janvier 2018

Sikinos, de Chora à Alopronia

Quand il n'y a pas de bus...

A Sikinos, il n'y a pas de bus entre 14 heures et 17 heures. Alors... quand on est allé faire un tour à Chora, ou une randonnée en partant le matin mais pas aux aurores, on se retrouve en général à Chora sans moyen motorisé pour redescendre à Alopronia.

Je n'ai pas encore parlé d'Alopronia, cela va venir. Il s'agit du port de Sikinos, un quai d'abordage des ferries et des maisons nichées dans le fond d'une baie, avec une belle plage de sable. Ce qui fait qu'après une balade à pied dans les hauteurs de l'île, en plein soleil car il n'y a pas beaucoup d'arbres à Sikinos, voire aucun le long de certains itinéraires, on a bien envie de redescendre au port pour se rafraîchir un peu dans l'eau de mer. 

Il n'y a donc pas le choix... il faut redescendre à pied de Chora à Alopronia entre 14 heures et 17 heures.
Deux moyens s'offrent à nous : soit emprunter la route, ce qui est tout à fait faisable vu le peu de circulation, soit passer par les chemins.
C'est la seconde solution que nous avons adoptée après avoir visité Kastro et Chorio, et cela nous a bien plu.
Il y a d'ailleurs un itinéraire balisé et dédié, il s'agit du n°3 de Paths of Culture.


Cela ne va pas nous prendre longtemps de redescendre à Alopronia, une petite heure incluant les arrêts pour faire des photos.

6 janvier 2018

Sikinos, Chorio

Plus calme, c'est possible... mais pas facile à trouver...

Après la visite de Kastro, partons explorer le village d'en face, Chorio ou Epano Chorio. Ceux qui lui ont donné son nom ne se sont pas trop échauffé les neurones... Chorio, en grec, ça veut dire le village, et quand on ajoute Epano devant, cela signifie le village d'en-haut, ou "Village le-Haut" pour singer des noms de villages français.

Chorio est, comme Kastro, adossé à une colline.


Si on regarde bien, on voit en haut du village, au niveau des quelques maisons les plus élevées, un sentier qui monte vers le haut de la colline. C'est le point de départ de deux belles randonnées que j'aurai l'occasion de décrire dans les articles à venir. 

On part le visiter ?

5 janvier 2018

Sikinos, Kastro

Une bonne idée de la tranquillité...

Partons explorer l'un des deux villages principaux de Sikinos, situés sur deux collines qui se font face, et qui constituent ce que les grecs nomment "Chora", la ville principale, sur un grand nombre d'iles des Cyclades.

Le nom de "Kastro" est lui aussi courant dans les Cyclades. Cela peut désigner littéralement un château, ou du moins le plus souvent ce qu'il en reste, mais ce terme désigne aussi un village qui a été fortifié dans le passé, comme à Sifnos, ou encore la partie la plus ancienne d'un village cycladique, celle qui permettait aux habitants de se protéger au mieux des attaques des pirates, avec ses maisons tassées le long de ruelles sinueuses et tortueuses, une disposition qui permet de mieux se défendre en cas d'attaque qu'une rue toute droite.

A Sikinos, Kastro est un petit village qui s'étale à flanc de colline au pied de l'imposant monastère de Zoodochos Pygi (dont j'aurai l'occasion de parler un peu plus en détail dans un article à venir).


Le grand bâtiment blanc à l'architecture néoclassique que l'on aperçoit au bas du village, c'est l'ancienne école, désaffectée ; de nouveaux bâtiments, modernes mais sans charme, ont été construits en face pour accueillir les écoliers, signe qu'il y a encore de la vie à l'année dans cette petite île.
C'est un point de repère pour le départ des randonnées, et c'est également ici que se situe l'arrêt de bus "Chora".

9 décembre 2017

Cyclades, Sikinos

Une île très tranquille...


Voici une nouvelle île, encore un de mes coups de coeur, située dans l'archipel des Cyclades en mer Egée au nord de Santorin, coincée entre Ios et Folegandros, un bout de caillou grec comme je les adore.
L'île n'est pas encore transformée et polluée par le tourisme de masse, et c'est un point primordial qui a plusieurs conséquences.
Tout d'abord le calme : Sikinos est fréquentée principalement par des touristes grecs, qui n'y effectuent pas de très longs séjours (du moins en septembre...) et les quelques touristes non grecs attirés par cette île ont un profil assez similaire. Des gens tranquilles, pas rebutés par la marche à pied, détendus et suffisamment ouverts vers leurs semblables pour leur adresser facilement la parole.
Ensuite les sourires. Les habitants de Sikinos sont très souriants, nous saluent volontiers d'un "Kalimera" ou d'un "ya sas" quand on les croise, et répondent toujours très gentiment à une demande de renseignement. On sent qu'il n'y a pas beaucoup de stress sur cette île, et que cela rejaillit sur les habitants de manière positive.
Le peu de trafic routier sur les quelques rares routes de l'île permet de se promener en permanence dans un environnement sonore silencieux. Si on vient de Santorin, le contraste est frappant ; on passe d'un brouhaha perpétuel, des décibels permanents émis par les moteurs en tous genres et du bain de foule, au silence, aux bruits de la nature et à la solitude. Un vrai bain de jouvence pour les oreilles et le cerveau.
Enfin, la taille de l'île de Sikinos, petite par rapport aux autres îles des Cyclades, permet de visiter tous les points d'intérêt à pied.

L'idéal est d'y arriver en ferry - je ne suis d'ailleurs pas certaine que les bateaux rapides desservent cette île - pour avoir un premier aperçu de l'île depuis la mer avant d'y poser le pied.
Le port d'Alopronia est un tas de maisons blanches nichées au fond d'une petite anse. On est loin de l'urbanisation galopante de Santorin...

22 novembre 2017

Les Ferries grecs

A toutes les sauces...

Ah... les ferries grecs... Toute une histoire (de coeur) en ce qui me concerne.


Il y a quelques dizaines d'années, quand j'ai commencé à aller dans les îles grecques, il n'y avait que des ferries pour partir d'Athènes et aller d'île en île. Certains étaient hors d'âge, rouillés, mais on se posait moins de questions que maintenant. On montait à bord en vrac, tous ensemble, voitures, camions, passagers, ça permettait d'aller vite et de ne pas immobiliser le bateau à quai trop longtemps. Et c'était parti...
Progressivement sont arrivés les "speed", des bateaux rapides qui consomment un maximum de gasoil mais divisent environ par deux le temps de transport. le prix est proportionnel au temps "gagné", moins ça prend de temps, plus c'est cher (et même très cher), au moins le double sur un même trajet. 
Je ne suis pas une fan de ce genre de bateau rapide, et en particulier de ceux qui ne prennent que des passagers. On est cloué sur le siège qui vous a été attribué, impossible de mettre le nez dehors. Alors que c'est si agréable d'arriver lentement dans les ports, d'être sur le pont pour suivre les manoeuvres d'arrimage à quai de cette grosse masse de métal - bravo aux marins grecs - et de voir défiler toutes les îles dans lesquelles le bateau passe avant de nous amener à notre destination.

Je voudrais donc faire l'éloge des ferries grecs qui, avec leur allure de sénateur, nous permettent de prendre notre temps, regarder la mer d'un bleu profond et les îles avoisinantes, quelquefois voir des dauphins, faire une petite sieste allongé sur un banc, et... argument imparable, prendre l'air quand on en a envie et avoir beaucoup moins mal au coeur quand le vent s'est mis à souffler et à agiter la mer.

Mais il arrive que ces ferries aient des aventures, bonnes ou mauvaises, et je voudrais vous narrer celles que nous avons pu constater cet été.

23 octobre 2017

Péloponnèse, Ile de Spetses

Une dernière île...

On hésite, on irait bien voir à quoi ressemble l'île de Spetses, tant qu'on n'est pas loin, mais voilà, on n'a aucune idée des horaires de bateau au départ de Kosta, le plus proche accès à l'île, et pas moyen de trouver aucune indication sur internet.
On réserve quand même un hôtel à Porto Heli, ville toute proche de Kosta. Après tout, si ça ne s'arrange pas comme on veut pour aller à Spetses, on en profitera pour faire une journée plage et écriture des cartes postales. Eh oui, en cette époque de smart phones, réseaux sociaux et tweets en tout genre, j'ai avec moi toute une liste de personnes à l'ancienne, qui apprécient particulièrement de recevoir des cartes postales, alors autant leur faire plaisir...

Nous voilà donc partis à Kosta. Quelques maisons, et surtout de grands parkings (payants bien sûr !) pleins de voitures. C'est bon signe... Mais avant de se faire taxer de 5€ pour le parking de la journée, allons voir quand même sur le port de quoi il retourne.
Sur le quai, deux moyens de transport vers Spetses s'offrent à nous : d'une part le bateau taxi qu'on peut prendre quand on veut, il y en a toujours plusieurs de disponibles, mais attention au tarif... 23€ par personne ! 48€ pour une traversée "privée" à deux vers Spetses qui dure 15 à 20 minutes, si c'est pas du racket, ça...
D'autre part, il y a un petit bateau qui part quand il est plein, au tarif de 2,50€ par personne (aller, et ce sera le même prix au retour). Il n'y a pas trop de questions à se poser, vu la différence de prix, nous allons déposer la voiture au parking et nous prendrons le premier  bateau qui partira. 
Un groupe de grecs a la bonne idée d'arriver et de (presque) remplir le bateau à lui tout seul, et nous voilà partis. On comprend pourquoi on n'a trouvé aucun horaire sur internet, organisation "à la grecque" oblige.


Le port de Spetses ne ressemble pas à un classique port grec. Il s'agit plutôt d'un grand bassin, bordé de hauts murs crénelés dans lesquels viennent s'encastrer par endroit d'anciens canons, pour le décor, mais sans le tas de bateaux qu'on trouve habituellement dans un port grec. L'endroit dégage une première impression de vide, d'absence d'âme, d'artificiel, ... pas un charme fou.

20 août 2017

Péloponnèse, Hydra, Plakes

Côté sud-ouest...

Nous voici revenus au port d'Hydra après la petite escapade aller-retour vers Mandraki. Nous partons donc explorer la côte ouest de l'île, direction sud-ouest, ou pour être plus simple à gauche du port en regardant la mer. C'est par là que se dirige le gros du flot de visiteurs, dont une bonne proportion de grecs, c'est donc qu'il doit y avoir quelque chose à voir (quoique... ce n'est pas une règle absolue). Nous sommes un dimanche, de pentecôte de surcroît, cela ne nous étonne pas que des grecs profitent du week-end.

Mais, bonne surprise, le flot humain se tarit très vite, au niveau du bar qui surplombe la mer à l'entrée du port et d'un restaurant. Ce n'est pas pour nous déplaire... 


19 août 2017

Péloponnèse, Hydra, Mandraki

Coté nord-est...

Continuons la visite de l'île d'Hydra... Après avoir fait un grand tour en ville et au port, nous décidons de partir du côté droit (en regardant la mer) du port et d'aller explorer la côte nord-est de l'île.
Nous faisons le tour du port par les quais, avec un petit arrêt à la balise d'entrée côté nord-est - j'éprouve une fascination pour les phares et balises, quelle que soit leur taille, et je ne manque pas d'en garder un souvenir photographique chaque fois que je le peux - puis nous empruntons un large chemin bétonné, en plein soleil en fin de matinée.


Pourquoi avoir choisi de partir d'abord de ce côté là ? C'est très simple. Quand on regarde le flot des visiteurs, on les voit quasiment tous se diriger du côté sud-ouest du port. On peut supposer que des points d'intérêt majeurs se situent par là. Mais comme nous aimons par dessus tout notre tranquillité... il sera bien temps plus tard d'aller se prendre le bain de foule prévisible... En attendant profitons d'un sursis de calme, c'est toujours appréciable.

9 août 2017

Péloponnèse, Hydra

Visite du port et de la ville...


Après les considérations uniquement pratiques évoquées dans le précédent message, rentrons maintenant dans le vif du sujet, puisque le principal c'est de visiter l'île Hydra, ou du moins une partie car nous ne disposions que d'une seule journée ; et cela n'a pas été suffisant, il en aurait fallu deux. Mais vu le prix des hébergements, le mot hébergement incluant aussi l'alimentaire, il n'était pas question pour nous d'encourager ces pratiques, nous avions donc décidé de faire l'aller/retour à Hydra dans la journée.
Il aurait fallu explorer plus en détail la ville elle-même, plus en tout cas que ce que nous avons fait, et monter dans les hauteurs pour avoir un autre point de vue sur l'île que celui, unique, au niveau de la mer, que nous avons eu. Ce sera (peut-être) pour une autre fois, mais il y a tant à voir dans le Péloponnèse qu'on pourrait y rester longtemps sans en avoir fait le tour...
Alors, allons voir à quoi ressemble cette île, que le Guide du Routard qualifie (je cite) de "un des plus beau port de toutes les îles grecques". Cela place la barre haut !

Nous voilà donc partis d'Ermioni avec le petit "Christos" à 9h15. Il y avait aussi un hydroglisseur "Flying cat" - je ne sais pas qui a eu l'idée de ce nom que je trouve personnellement un peu ridicule - à 10h10 le même jour, mais notre vaillant petit bateau est quand même arrivé plus tôt que lui à Hydra. En terme d'empreinte carbone, puisque la notion est très à la mode en ce moment, je ne saurais dire qui est le plus gourmand, mais je penche un peu pour l'hydroglisseur... De toute façon, soyons honnêtes, ce n'est pas ce critère qui a emporté la décision, mais l'horaire auquel nous étions prêts.


Bon, je l'admets, cette photo n'est pas un chef d'oeuvre, mais cela donne une idée (et constitue un souvenir) du type de transport utilisé...

5 août 2017

Péloponnèse, Hydra

D'abord le côté pratique...

Des trois îles Saroniques qui bordent la côte nord-est du Péloponnèse, c'est Hydra qui a, de mon point de vue, le plus de charme. Non que Poros et Spetses en soient dépourvues, mais le petit quelque chose qui ajoute une touche supplémentaire à Hydra, c'est l'absence totale de voitures, mobylettes, et autres engins à moteur qui, quand ils sont absents, nous permettent de savourer la vie sans bruits.
Mais ce petit coin de paradis est très prisé par les touristes, qu'ils soient grecs ou issus d'autres contrées. Il vaut mieux ne pas espérer y trouver la solitude...

L'île d'Hydra est accessible de plusieurs endroits :
Tout d'abord d'Athènes. Ce n'est pas mon propos de parler de cet accès, qui est le plus long.
Ensuite depuis le Péloponnèse, deux solutions s'offrent au visiteur qui souhaite s'y rendre ;
- soit depuis Métochi, qui est selon les guides l'endroit le plus "proche" pour atteindre l'île,
- soit depuis Ermioni.
Ces deux endroits, que je n'ose pas appeler ville en ce qui concerne Métochi, sont radicalement à l'opposé l'un de l'autre en ce qui concerne l'accueil au voyageur.

Métochi, ce ne sont que quelques maisons au bout d'une route en impasse qui vient buter sur le bord de mer. Un immense parking clôturé, quelques baraques qui vendent des billets et... That's all folks ! On a beau chercher partout, pas moyen de dénicher le moindre charme à ce lieu impersonnel, qui ne sert que d'embarcadère et où aucune vie ne trouve sa place.
Les tarifs de traversée pour Hydra depuis Métochi, en juin 2017, étaient de 10€ par personne, à quoi il faut ajouter 5€ de parking par jour pour mettre sa voiture sous bonne garde. Il y a aussi la possibilité de ne pas payer le parking et de laisser sa voiture le long de la route, à chacun de choisir son éventuelle prise de risque.
Métochi est au bout de nulle part, pas de village proche, et on ne peut pas dire que la campagne environnante rattrape le coup...
Avec tout ça, si vous n'avez pas compris que nous n'avons pas aimé l'endroit et que nous sommes allés ailleurs...

Entre Métochi et Ermioni se sont construits quelques "resorts", devant lesquels on pourrait passer sans le savoir, des lieux si standardisés qu'ils en ont perdu le peu d'âme qu'ils auraient pu avoir, bâtis dans des coins sans attrait. De quoi dissuader les touristes de mettre le nez en dehors de chez eux, il n'y a strictement rien à voir ni à faire, à part consommer dans ces casernements. A fuir, autant pour le principe que pour les tarifs d'hébergements, qui défient toute concurrence dans les sommets... on y est allé voir.

Ermioni, c'est une petite ville, construite à cheval sur une langue de terre, et qui a la particularité d'avoir deux ports ; d'un côté, niché au fond d'une grande baie, se trouve le port principal, "Limani" (sans originalité puisque ce nom signifie "port" en grec), d'où partent les bateaux pour Hydra et ailleurs. On voit Ermioni au fond sur cette photo :

22 juillet 2017

Péloponnèse, île de Poros-Kalavria et monastère de Zoodochos Pygi

Dans la pinède...

Avant de repartir de l'île de Poros, il nous reste à visiter le monastère de Zoodochos Pygi, sur l'île de Kalavria. Les monastères grecs sont des lieux agréables, souvent ouverts à la visite (à part à la sacro-sainte période de sieste, en général entre 13h et 17h), et j'aime toujours admirer les fresques qui recouvrent les murs de certaines de leurs églises.

L'île de Poros n'est pas bien grande, nous n'avions pas de carte, mais nous avions vu - ou cru voir ? - une pancarte indiquant le monastère, que nous avons donc suivie au départ. Et ensuite, plus rien... quelques embranchements de routes sans aucune indication, des maisons rares et disséminées dans la pinède, personne à qui faire confirmer que nous suivions le bon chemin, ou pour nous indiquer lequel prendre.

Nous avons bien fait, nous n'étions pas du tout où il fallait mais du côté opposé, et cela nous a permis de faire le tour de la partie Kalavria de l'île de Poros, avec de très beaux points de vue sur la côte nord de l'île.


Le tour de Kalavria fini, nous sommes tombés sur le monastère au bout d'une route en cul de sac, pas très loin de l'endroit où nous avions dormi. Lui aussi est enchâssé dans la pinède, installé dans un endroit isolé loin de l'agitation touristique.